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LES INJURES EN POLITIQUE AU BÉNIN: L'urgence de circonscrire le mal.



En ce moment où les propos d'un ancien ministre à l'égard d'un ancien Chef d'État sont abondamment relayés et condamnés sur les réseaux sociaux, DEVOIR DE MÉMOIRE revient sur ce phénomène qui n'honore point nos hommes politiques.

Quelle est la frontière entre les injures et l'action politiques ?
Les injures devaient-elles être tolérée en politique?

Morceaux choisis:

Président Thomas Boni YAYI.

"ILS SONT GONFLÉS !"
<<On met tout un peuple dans la souffrance et on sait que c’est la seule source de financement. Si vous avez la chance d’accéder, d’avoir la responsabilité dans votre vie, de collecter les fonds, les ressources pour la République, pourquoi voulez-vous croire que vous êtes au dessus de tout le monde. Au point de demander au chef suprême des armées qu’est le président (c’est moi aujourd’hui) de présenter des excuses publiques. Où est le respect des institutions ? Mais, ils sont gonflés !>>

"PETIT BANDIT DE JONCQUET"
<<"C'est pourquoi ce petit bandit de Joncquet [Un quartier de Cotonou réputé pour ses activités plus ou moins illicites, NDLR] qui m'injurie, un voyou, un… Si vous envoyez ces gens-là au parlement, ça c'est vous qui serez responsables. Est-ce que vous avez compris?
Une institution comme le président de la République doit être respectée, parce que je détiens tous les moyens pour écraser celui qui est devant moi.
Je ne le ferai jamais. Je ne peux pas tuer une mouche et je ne réponds pas à cause de vous.>>

"UN ADJA"
<<« Dangnivo, je dis c’est stupide. En ma qualité de Chef suprême des armées, on vient me demander mon concours pour retrouver un compatriote qui a disparu. Immédiatement, j’ai fait appel au commandement militaire. Retrouvez-moi la personne. Le 4ème jour, on me dit, ‘’c’est dommage Monsieur le Président. Ce Monsieur a été tué par un assassin qui était en prison’’. Un Adja et le ‘’type’’ qui a été tué est Adja. Il s’est retrouvé en prison pour d’autres crimes. C’est un habitué de crimes. Août 2015 lors de l'inauguration d'un hôpital à Djougou.

He Candide AZANAI

"BONI YAYI EST UN MALADE"
<< Mais ce qui est grave, et que je relève dans les propos de Boni Yayi, c'est ceci.
Il dit : je peux l'écraser par tous les moyens."
Alors, je voudrais poser la question de savoir: "Est-ce à la Dangnivo?"
A partir de cet instant, tout ce qui va m'arriver, il en sera responsable.
"Je vous dirai quand son père a rencontré sa mère. Je vous dirai, je dirai à Boni Yayi, les tourmentes qu'il a eues dans son enfance, je lui dirai ses moments de démence et de folie, je lui dirai le guérisseur qui l'a traité et l'a mal guéri. Yayi Boni est un névrosé, un malade mental, un psychopathe, un mythomane, qui ne mérite pas de rester au pouvoir. S'il veut la bagarre, il aura la bagarre. Il m'a traité de bandit, il est impoli, malade, un criminel… Yayi Boni est un assassin.>>

He  Rosine VIEYRA SOGLO

"GBADAMASSI UN VOYOU"
<<Alors qu’il prenne garde. Que le président Yayi Boni prenne garde. Moi Rosine Vierra Soglo aveugle. Je lui dis ça aujourd’hui. Qu’il prenne garde. Il parait que les gens disparaissent. Que Gbadamassi ce voyou, ce loubard, ce coupeur de route »  13 août 2010

Ces extraits ne sont qu'une infirme partie des envolées verbales de nos politiciens. Qui doit mettre l'ordre?

CERICAD

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