Sept (7) mois après sa prise du pouvoir, le Président Patrice TALON s'était rendu le 11 novembre 2016 à Parakou. Un périple dans la partie septentrionale du Bénin qui le conduisit également à Sèmèrè et à Djougou.
Nous vous proposons à l'occasion de ce rappel quelques phrases fortes de son discours à Parakou.
" Monsieur le Maire de la Commune de Parakou et cher ami, Monsieur le Préfet, Messieurs les Députés et amis, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil municipal de Parakou, Majestés têtes couronnées, autorités religieuses et culturelles ou traditionnelles, Elus locaux, Distingués hôtes, Merci pour votre accueil !"
"En écoutant le maire tout à l’heure, j’ai eu l’impression que Parakou est le seul enfant malade du Bénin. Malheureusement non.
Tout le Bénin est malade. Que ce soit au plan développement général, au plan des infrastructures, de l’école, de la santé, de la sécurité, tout est à faire. Quand je faisais la campagne, je suis venu à Parakou et je vous ai dit que j’étais préparé pour la fonction. Que je connais mon pays, que je sais à quel point le pays va mal, que j’étais prêt. Je vous affirme que je demeure prêt et je me suis déjà mis au travail. Mais les 7 mois qui viennent de s’écouler ont été éprouvants pour moi."
" Il a fallu consacrer mes jours, mes nuits à repenser plus que je l’imaginais, à réorganiser le pays dans tous les sens, dans tous les secteurs pour faire face au quotidien et engager la réflexion pour la suite. Nous avons eu tant du mal à réfléchir, structurer, avoir les compétences qu’il faut pour mettre en place une politique ferme et pertinente dans tous les domaines. Quand on a faim, on est impatient. Quand on manque de tout, chaque minute qui passe paraît une éternité. On n’a pas le temps d’attendre et c’est ce que nous vivons aujourd’hui.
Mes compatriotes qui ont fondé tant d’espoir dans mon élection, ont l’impression que tous les 7 mois qui viennent de s’écouler constituent déjà presque tout le mandat. Et c’est à raison qu’ils sont si impatients parce que nous manquons de tout, mais on a beau avoir faim, il n’est pas convenable de manger un plat mal préparé. Il est convenable d’avoir la patience d’attendre qu’il y ait les ingrédients. Que les ingrédients soient mélangés pour être portés au feu, que la sauce mijote et que le repas soit digeste."
" Je voudrais vous dire ici qu'à la fin du mandat, vous serez fiers de moi. Nous n’avons pas la prétention de tout régler mais nous allons faire l’essentiel.
Nous allons mettre le pays sur les rails dans les domaines de l’espoir, de l’environnement, du développement local, de la sécurité, de l’éducation, de la santé. Le Bénin n’aura pas grand-chose à envier à ses voisins. Le Bénin pourra dire et espérer que chaque jour sera meilleur que le jour précédent."
"C’est donc tout naturellement que mes compatriotes disent oui un budget annoncé à 2 000 milliards, mais qui sera réalisé à combien ? 800 à 1 000 au maximum. Mais c’est parce que ceux qui le disent ne me connaissent pas.
Ceux qui me connaissent savent très bien que je n’annonce pas publiquement ce que je ne suis pas capable de faire."
"Nous avons eu le courage de dire que le populisme ne sera pas notre mode de gouvernance et que là où il faut serrer la ceinture, il faut avoir le courage de fermer. Nous allons fermer parce que là où il faut laisser survivre les structures que celles-ci soient d’envergure. Vous avez noté combien, notre pays a été secoué par notre décision de restreindre les universités. C’est parce que nous avons la volonté de faire de chaque université, un véritable pôle de connaissance et de développement. "
" Nous avons décidé également de ne plus laisser l’éducation à être le champ de la politique.
Vous savez que nos partis politiques, les mouvements politiques, nos autorités politiques n’ont de terroir que le secteur de l’enseignement, de la santé, parce que ce sont les deux secteurs qui déploient un grand nombre de fonctionnaires dans nos contrées. Les réformes sont en cours pour enlever aux autorités politiques d’aujourd’hui et de demain, la mainmise sur l’administration de l’éducation nationale, parce qu’il ne servira à rien d’investir des milliards dans l’infrastructure, dans les recrutements fantaisistes, pour faire croire que l’éducation nationale deviendra performante alors que l’investissement n’a d’autre but que la politique. Il faut comprendre que les réformes sont indispensables et sont préalables à l’investissement. Sinon, nous allons gaspiller nos pauvres sous."
" L’Etat n’a pas besoin de sortir l’argent. Le budget national ne payera pas les transporteurs parce que la filière est capable de le faire. Vous savez que pendant les dernières années, nous avons englouti des centaines de milliards pour soutenir la filière coton. Ces centaines de milliards auraient pu faire les rues, les hôpitaux, les écoles. Nous avons pourtant vu que ces centaines de milliards n’ont pas changé la vie des cotonculteurs."
" Nous avons commencé par équiper en matériels roulants la Police, la Gendarmerie. Nous sommes en train de mettre en place un programme de financement budgétaire des Gendarmeries, des Commissariats parce que ceux-ci n’ont pas les moyens de faire face à ce qu’on leur demande. Vous savez que les dotations en carburant d’une brigade de Gendarmerie, ce n’est pas plus de 20 000 FCfa par an. Comment voulez-vous qu’une Gendarmerie n’ait pas de carburant et qu’on lui demande de faire face à sa mission ? Et c’est bien pour cela qu’ils vous rançonnent."
" Est-ce que nous sommes prêts à lutter contre l’impunité ? (Rire au sein de la population). Je n’ai pas l’impression parce qu’il y a eu des événements qui sont passés il n’y a pas longtemps. Il y a quelques jours, j’ai vu combien j’ai reçu la pression de mes concitoyens, de beaucoup d’autorités, politiques, morales, de grandes personnalités, pour consacrer ce qui n’est pas admis. En fait, ceux qui sont concernés par le péché, ce ne sont pas les Burkinabé, ce ne sont pas les Togolais, ce ne sont pas les Ghanéens, ce sont les Béninois. C’est nous qui vivons dans ce pays dans sa majorité. Les pécheurs, ce ne sont pas les Chinois, c’est nous les Béninois et nous sommes tous pécheurs. Nous avons tous des péchés d’une manière ou d’une autre. Parfois cela passe inaperçu. Parfois cela se voit. Quand cela passe inaperçu, il n’y a que Dieu pour nous sanctionner et quand cela se voit dans la cité, la communauté globalement doit sanctionner. C’est le seul moyen de préserver la paix, l’unité, l’équité et le progrès social. Si publiquement, les péchés deviennent des actions de gloire, je pèse mes mots, si chaque fois que quelqu’un doit faire un péché, nous ne sommes pas capables d’apprécier que c’est un péché, que c’est au contraire une action de gloire, c’est dangereux pour le pays. Il est important pour nous que publiquement, nous ayons au moins la mesure, le courage de ne pas faire l’apologie du péché parce qu’après, il n’y a plus de repère."
" Nous allons nous revoir une fois, deux fois, trois fois ou quatre fois dans l’année jusqu’en 2021 et lorsque nous allons faire le bilan, nous allons pouvoir constater que nous avons fait l’essentiel de ce que nous avons dit.
Je voudrais donc pour finir, vous réitérer cet engagement qui est que j’aimerais entrer dans l’histoire, entrer dans vos cœurs en faisant du bon boulot pendant ces 4 années qui restent.
Merci "
Extraits tirés du journal en ligne la nouvelle tribune.
Nous vous proposons à l'occasion de ce rappel quelques phrases fortes de son discours à Parakou.
" Monsieur le Maire de la Commune de Parakou et cher ami, Monsieur le Préfet, Messieurs les Députés et amis, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil municipal de Parakou, Majestés têtes couronnées, autorités religieuses et culturelles ou traditionnelles, Elus locaux, Distingués hôtes, Merci pour votre accueil !"
"En écoutant le maire tout à l’heure, j’ai eu l’impression que Parakou est le seul enfant malade du Bénin. Malheureusement non.
Tout le Bénin est malade. Que ce soit au plan développement général, au plan des infrastructures, de l’école, de la santé, de la sécurité, tout est à faire. Quand je faisais la campagne, je suis venu à Parakou et je vous ai dit que j’étais préparé pour la fonction. Que je connais mon pays, que je sais à quel point le pays va mal, que j’étais prêt. Je vous affirme que je demeure prêt et je me suis déjà mis au travail. Mais les 7 mois qui viennent de s’écouler ont été éprouvants pour moi."
" Il a fallu consacrer mes jours, mes nuits à repenser plus que je l’imaginais, à réorganiser le pays dans tous les sens, dans tous les secteurs pour faire face au quotidien et engager la réflexion pour la suite. Nous avons eu tant du mal à réfléchir, structurer, avoir les compétences qu’il faut pour mettre en place une politique ferme et pertinente dans tous les domaines. Quand on a faim, on est impatient. Quand on manque de tout, chaque minute qui passe paraît une éternité. On n’a pas le temps d’attendre et c’est ce que nous vivons aujourd’hui.
Mes compatriotes qui ont fondé tant d’espoir dans mon élection, ont l’impression que tous les 7 mois qui viennent de s’écouler constituent déjà presque tout le mandat. Et c’est à raison qu’ils sont si impatients parce que nous manquons de tout, mais on a beau avoir faim, il n’est pas convenable de manger un plat mal préparé. Il est convenable d’avoir la patience d’attendre qu’il y ait les ingrédients. Que les ingrédients soient mélangés pour être portés au feu, que la sauce mijote et que le repas soit digeste."
" Je voudrais vous dire ici qu'à la fin du mandat, vous serez fiers de moi. Nous n’avons pas la prétention de tout régler mais nous allons faire l’essentiel.
Nous allons mettre le pays sur les rails dans les domaines de l’espoir, de l’environnement, du développement local, de la sécurité, de l’éducation, de la santé. Le Bénin n’aura pas grand-chose à envier à ses voisins. Le Bénin pourra dire et espérer que chaque jour sera meilleur que le jour précédent."
"C’est donc tout naturellement que mes compatriotes disent oui un budget annoncé à 2 000 milliards, mais qui sera réalisé à combien ? 800 à 1 000 au maximum. Mais c’est parce que ceux qui le disent ne me connaissent pas.
Ceux qui me connaissent savent très bien que je n’annonce pas publiquement ce que je ne suis pas capable de faire."
"Nous avons eu le courage de dire que le populisme ne sera pas notre mode de gouvernance et que là où il faut serrer la ceinture, il faut avoir le courage de fermer. Nous allons fermer parce que là où il faut laisser survivre les structures que celles-ci soient d’envergure. Vous avez noté combien, notre pays a été secoué par notre décision de restreindre les universités. C’est parce que nous avons la volonté de faire de chaque université, un véritable pôle de connaissance et de développement. "
" Nous avons décidé également de ne plus laisser l’éducation à être le champ de la politique.
Vous savez que nos partis politiques, les mouvements politiques, nos autorités politiques n’ont de terroir que le secteur de l’enseignement, de la santé, parce que ce sont les deux secteurs qui déploient un grand nombre de fonctionnaires dans nos contrées. Les réformes sont en cours pour enlever aux autorités politiques d’aujourd’hui et de demain, la mainmise sur l’administration de l’éducation nationale, parce qu’il ne servira à rien d’investir des milliards dans l’infrastructure, dans les recrutements fantaisistes, pour faire croire que l’éducation nationale deviendra performante alors que l’investissement n’a d’autre but que la politique. Il faut comprendre que les réformes sont indispensables et sont préalables à l’investissement. Sinon, nous allons gaspiller nos pauvres sous."
" L’Etat n’a pas besoin de sortir l’argent. Le budget national ne payera pas les transporteurs parce que la filière est capable de le faire. Vous savez que pendant les dernières années, nous avons englouti des centaines de milliards pour soutenir la filière coton. Ces centaines de milliards auraient pu faire les rues, les hôpitaux, les écoles. Nous avons pourtant vu que ces centaines de milliards n’ont pas changé la vie des cotonculteurs."
" Nous avons commencé par équiper en matériels roulants la Police, la Gendarmerie. Nous sommes en train de mettre en place un programme de financement budgétaire des Gendarmeries, des Commissariats parce que ceux-ci n’ont pas les moyens de faire face à ce qu’on leur demande. Vous savez que les dotations en carburant d’une brigade de Gendarmerie, ce n’est pas plus de 20 000 FCfa par an. Comment voulez-vous qu’une Gendarmerie n’ait pas de carburant et qu’on lui demande de faire face à sa mission ? Et c’est bien pour cela qu’ils vous rançonnent."
" Est-ce que nous sommes prêts à lutter contre l’impunité ? (Rire au sein de la population). Je n’ai pas l’impression parce qu’il y a eu des événements qui sont passés il n’y a pas longtemps. Il y a quelques jours, j’ai vu combien j’ai reçu la pression de mes concitoyens, de beaucoup d’autorités, politiques, morales, de grandes personnalités, pour consacrer ce qui n’est pas admis. En fait, ceux qui sont concernés par le péché, ce ne sont pas les Burkinabé, ce ne sont pas les Togolais, ce ne sont pas les Ghanéens, ce sont les Béninois. C’est nous qui vivons dans ce pays dans sa majorité. Les pécheurs, ce ne sont pas les Chinois, c’est nous les Béninois et nous sommes tous pécheurs. Nous avons tous des péchés d’une manière ou d’une autre. Parfois cela passe inaperçu. Parfois cela se voit. Quand cela passe inaperçu, il n’y a que Dieu pour nous sanctionner et quand cela se voit dans la cité, la communauté globalement doit sanctionner. C’est le seul moyen de préserver la paix, l’unité, l’équité et le progrès social. Si publiquement, les péchés deviennent des actions de gloire, je pèse mes mots, si chaque fois que quelqu’un doit faire un péché, nous ne sommes pas capables d’apprécier que c’est un péché, que c’est au contraire une action de gloire, c’est dangereux pour le pays. Il est important pour nous que publiquement, nous ayons au moins la mesure, le courage de ne pas faire l’apologie du péché parce qu’après, il n’y a plus de repère."
" Nous allons nous revoir une fois, deux fois, trois fois ou quatre fois dans l’année jusqu’en 2021 et lorsque nous allons faire le bilan, nous allons pouvoir constater que nous avons fait l’essentiel de ce que nous avons dit.
Je voudrais donc pour finir, vous réitérer cet engagement qui est que j’aimerais entrer dans l’histoire, entrer dans vos cœurs en faisant du bon boulot pendant ces 4 années qui restent.
Merci "
Extraits tirés du journal en ligne la nouvelle tribune.




